Quand un virus en cache en autre !

La situation ubuesque que nous vivons aura mis en évidence l’impéritie de nos politiques mais aussi le rôle de la famille qui en assume les conséquences et inconséquences. Malheur à ceux qui sont seuls, quand bien même ils sont regroupés dans les mouroirs d’un système déshumanisé ! Voilà donc cet Etat qui rend obligatoire la scolarité dès trois ans, à grand renfort d’inspections dans les familles, puis déclare avec 24 h de préavis : débrouillez-vous avec vos enfants ! La démonstration est faite que, quand rien ne va plus, il ne reste que la famille. Faut-il s’attendre à ce que cela soit reconnu publiquement ?

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Confinés mais lucides

Chers lecteurs,

Comme vous le pressentiez sans doute, il était difficile de concevoir ce numéro en faisant l’impasse sur les soubresauts qui agitent notre pays. Beaucoup de choses sont dites ou écrites sur cette crise : beaucoup de supputations, de mensonges, d’informations contraires, de procès d’intention – fondés ou pas – et d’incertitudes surtout. Nous ne prétendons pas à la vérité sur cette catastrophe annoncée et ne nous lancerons donc pas dans l’étalage, souvent prétentieux en ce cas, de nos certitudes à venir.

Mais pour autant nous prétendons à la lucidité. Car les faits ne mentent pas.

Et sous cet aspect, la place prépondérante que vient de prendre la famille nucléaire dans cette débâcle apocalyptique laissera nécessairement des traces. Que des rêves amazoniens s’égarent sur des chemins de traverse improbables, que des politiques agissent pour assurer leur main sur le collier des peuples ou que des officines traitent dans l’ombre leurs vulgaires besognes, qu’importe. Nous le savons, nous, derrière ces déchaînements démoniaques, Dieu a déjà gagné la partie. Il l’a gagnée définitivement dans les fêtes de Pâques dont nous venons d’être partiellement privés. Partiellement, parce que dans nos cœurs, dans nos familles, la Résurrection s’est imposée. Comme d’habitude, comme toujours. Et ça, personne n’y peut rien. Jamais peut-être, jusqu’ici, les mots de « Famille d’abord » n’auront pris autant de sens : nous étions le berceau de la Résurrection, la crèche de Pâques.

Alors, c’est vrai, notre liberté d’aller et venir n’est pas encore totalement recouvrée ; nos messes, notre messe, se fait désirer chaque jour un peu plus ; notre congrès tant attendu n’aura pas lieu cette année. On pourrait ainsi se lamenter indéfiniment. Mais votre revue vous offre encore, nous l’espérons du moins, des motifs de joie. Nous l’avons spécialement voulue comme une bouffée d’oxygène, celle que recherchent les apnéistes après une descente dans les profondeurs : nous l’avons voulue comme la satisfaction qui attend le grimpeur au sommet d’une ascension. Celle qui suit l’effort.

Nos anciens ont besoin de cet oxygène que seuls, désormais, nous pouvons leur fournir : le dossier de ce numéro vous offre sur ce plan une belle méditation. Et quelques conseils pour aborder cette relative nouveauté dans le paysage familial que constitue l’entourage du quatrième âge. C’est notre honneur.

Puissent également les rubriques habituelles vous apporter la fraîcheur et le soutien dont nous avons tous besoin. C’est ensemble que nous reprendrons des couleurs pour défendre les nôtres : celles de Dieu et de ses familles.
D’abord !

Bonne lecture !

Heureux les coeurs purs...

N’en doutez pas un instant : ce numéro de Famille d’Abord revêt un caractère exceptionnel, tant nous l’avons spécialement conçu pour la sauvegarde des âmes. Vous l’avez compris en couverture, le dossier qui s’y trouve traite de l’éducation à la pureté. Or, s’atteler à cette tâche délicate, comporte des risques évidents. Pourquoi ?

D’abord parce que parler de la pureté, c’est nécessairement vouloir la mort de son contraire. Il s’agit ici de s’attaquer directement, frontalement, au démon. Ayons en bien conscience : ce combat est forcément dangereux pour celui qui le mène, car l’animal n’aime pas qu’on lui oppose notre autorité, nos volontés, nos intelligences, ni même nos sensibilités. Vous aurez, au passage, reconnu les thèmes des dossiers précédents… Tout sauf un hasard, évidemment.

Ensuite, parce que le monde fait obstacle à la pureté et que nous allons donc, encore, nous singulariser. Peut-être passer pour des lanceurs d’alerte excessifs. Ne nous leurrons pas : ce n’est pas facile d’être toujours « à la marge » du monde. Pas facile, pas simple et souvent lassant. Il y faut l’obstination des saints. Mais ne sommes-nous pas appelés à le devenir ?

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Pas de Cité sans ténacité

Chers lecteurs,

Après l’habituelle pause estivale, votre journal revient vers vous plein d’entrain et de volonté farouche.

L’entrain, parce que l’Espérance qui l’inspire et le nourrit est une vertu profondément catholique et familiale et qu’elle nous conduit toujours à faire confiance aux vues divines, bien supérieures aux nôtres. De cet entrain, naît notre volonté : celle d’avancer sur le chemin de la sainteté, conduits par l’Espérance. C’est un cercle vertueux.

Dans ce nouveau numéro, notre volonté catholique et familiale tente de nous prémunir des lois scélérates que nous avons à subir et à combattre. A cet effet, sous le regard douloureux de Vincent Lambert, nous nous sommes attaché l’expertise d’un avocat qui vous explique comment prévoir des situations aussi délicates : n’hésitons pas un instant. Que ce soit pour la rédaction de directives anticipées qui prémunissent des possibles accidents de la vie ou du don d’organes, la loi de l’Eglise passe avant tout. Il est de la responsabilité de chacun d’entre nous de tenter de la faire respecter.

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Sursum corda

« Il semble que tout se rencontre à notre époque, écrivait le père Charmot en conclusion de son Esquisse d’une pédagogie familiale, pour abattre la fierté et le courage des parents. » C’était il y a près d’un siècle et depuis lors, c’est peu dire que la situation ne s’est guère améliorée. La pureté n’est-elle pas devenue comme une anomalie dans notre dis-société postmoderne ? L’impensable, l’innommable est désormais gravé dans les lois, diffusé publiquement sans répit ; il nous environne, nous serre, nous pénètre, menace d’atteindre le tréfonds de nos âmes, celles de nos enfants, de plus en plus jeunes.

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L'Action Familiale et Scolaire (AFS)

Une oeuvre de plus de 40 ans aujourd'hui partenaire du MCF

Association de laïcs, l'AFS diffuse, dans le sillage de ce que fit la Cité Catholique, les principes de la doctrine de l'Eglise en matière politique et sociale et en promeut l'application. Religion, famille, éducation, histoire, politique sont l'objet d'études brèves, au service des familles, parents et enfants. Une revue et des brochures thématiques en sont les supports. De plus, conférences et stages de formation sont organisés à la demande.

 

Adresse : AFS - BP 80833 - 75828 Paris Cedex 17

Tél. : 01.46.22.33.32

Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site internet : https://www.afs.ovh/

  

In Memoriam - Jean de Viguerie

Avec l'aimable autorisation de l'Action Familiale et Scolaire, nous mettons en accès libre l'article à la mémoire de Jean de Viguerie publié dans le numéro 267 de la revue (février 2020).

 

Vous pouvez télécharger l'intégralité de ce N°267 sur l'espace adhérent du site en suivant ce lien.

 

 

 

 

L’esprit familial au sein des cercles

Monseigneur Henri Delassus1 démontre magistralement que les lois qui régissent la famille, les vertus qui la conservent et la développent, sont les mêmes qui permettent de générer ou régénérer toute société, les corps intermédiaires et la société politique. Dès lors, il n’est pas étonnant que ces trois grandes lois sociales, autorité, hiérarchie et union, instituées dès la Genèse puis confirmées et sanctifiées par le Nouveau Testament, soient combattues inlassablement par l’esprit révolutionnaire. La liberté prônée par sa devise refuse en effet toute autorité venant de Dieu, l’égalité toute hiérarchie naturelle ; quant à cette fraternité sans père, qu’est-elle sinon le masque de l’individualisme ou d’une complicité partisane ?

L’autorité, instituée pour le bien commun, s’exerce non par intérêt ou cupidité mais en esprit de sacrifice. La hiérarchie découle de la diversité naturelle des dons et des situations qui fait que chacun, à sa place, contribue dans l’ordre au bien commun. L’union des cœurs enfin, est le ciment qui fait la force, dans un esprit de bienveillance qui relève de la charité, tempère l’autorité et renforce l’obéissance. Cultivons donc cet esprit familial régénérateur non seulement dans nos familles, par où il faut bien sûr commencer, mais aussi dans notre environnement social et professionnel, dans nos paroisses, nos écoles et nos cercles, lesquels constituent localement des familles de familles !

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