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Le CCNE : outil à la solde des évolutions sociétales ?

Dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique de 2011, nous revenons sur l’avis consultatif n° 129, rendu après une large consultation citoyenne par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) le 25 septembre 2018.

CCNEAu programme : débats publics, auditions d’experts, consultations en ligne, etc. La mobilisation fut au rendez-vous. A l’étonnement de nos élites et des médias, il ressort que dans leur majorité, les Français craignent des progrès scientifiques trop rapides au détriment de l’humain et qu’ils ne sont pas encore prêts à l’ouverture de la PMA pour toutes, thème le plus débattu.

Fort de cette consultation et de ses propres travaux, le CCNE a publié un avis « s’appuyant sur l’ensemble des opinions émises lors de la consultation » (sic !).

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Chronique d'une France En Marche

Ce printemps a été chargé en nouvelles plus ou moins inquiétantes pour nos libertés individuelles mais la vigilance des uns et des autres permet de faire reculer ces attaques récurrentes contre l’ordre naturel.

Tentative de muselage de nos écoles ?

Sous couvert de lutte contre la radicalisation, une loi visant à renforcer le cadre juridique des écoles indépendantes a été promulguée le 13 avril dernier.

Le texte initial renforçait drastiquement les conditions d’ouverture et de contrôle de ces écoles. Grâce à la mobilisation d’associations comme la Fondation pour l’école, la version finale a été allégée mais demeure plus restrictive qu’auparavant. Par exemple, pour enseigner en maternelle une Licence est désormais exigée, quant au contrôle il est renforcé à une inspection annuelle.

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Révision des lois de bioéthique : et la PMA ?

En 1982 naissait Amandine, le premier «bébé éprouvette» issu d’une FIV (fécondation in vitro). Depuis, les lois de bioéthique de 2004 et de 2011 ont autorisé et «encadré» la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples homme/femme. Actuellement 24 839 enfants français naissent chaque année de ces techniques (3,1 % des naissances).

En France la situation est paradoxale ; plus de 200 000 enfants à naître sont supprimés chaque année au nom du «droit des femmes à disposer de leur corps» et parallèlement, émerge un véritable «droit à l’enfant» pour des individus qui ne peuvent naturellement procréer. Ce mode de fabrication d’êtres humains n’est pas sans conséquences sur le devenir des individus.

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Etats généraux de la bioéthique : tout n'est pas joué d'avance

En janvier dernier, le gouvernement a lancé une grande consultation citoyenne en vue de la révision des lois de bioéthique de 2011.

Sous l’autorité du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), le débat sera mené jusqu’en juillet et une loi devrait être présentée à l’automne. De nombreux débats publics sont programmés, les associations seront auditionnées, des experts rendront un rapport.

Les thèmes abordés

De nombreux sujets seront évoqués : procréation médicalement assistée (PMA), don et transfert d’organes, fin de vie, recherche génétique, intelligence artificielle, données de santé, les neurosciences, la relation santé-environnement…

Un débat confisqué ?

Sous la présidence idéologique de Hollande, les sujets de société sont passés en force : cela a permis le réveil des Français «conservateurs». A l’inverse, la méthode Macron propose le consensus et la communication. Elle passe par les sondages d’opinion et la consultation pour donner un semblant de démocratie… L’approche est très libérale et consensuelle : la fin de vie sera proposée élargie au suicide assisté ou euthanasie légalisée.

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Entretien avec Marie-Christine Arnautu

Parlement Européen, Conseil de l’Europe, Cour Européenne des Droits de l’Homme… Qui connaît réellement ces institutions ?

Véritables laboratoires, c’est là que se forgent normes, recommandations et avis qui ont une influence directe sur l’évolution de notre droit français notamment en matière de politique familiale. Marie-Christine Arnautu est député au Parlement européen depuis mai 2014 (groupe Europe des Nations et des Libertés). Engagée en politique depuis de nombreuses années, elle a bien voulu nous apporter un éclairage sur « ce qui se joue » pour nos familles dans ces institutions.

Vous avez récemment déclaré : « Il ne se passe pas un mois sans une remise en cause des bases qui président à l’équilibre des familles ». Et aussi : « La famille, cellule de base de la société, voilà l’ennemi ». C’est votre vision de ce qui se joue au Parlement européen ?

Oui, absolument. Les exemples des méfaits de cette institution à l’égard de la famille sont légion. Le Parlement européen étant un temple du politiquement correct, l’un de ses passe-temps favoris est la production de rapports admonestant les États membres et même non-membres jugés réfractaires aux lubies droits-de-l’hommistes parmi lesquelles, la promotion des droits des « minorités sexuelles » n’est pas la moindre. Le lobby LGBT au sein des institutions européennes a acquis une influence tout à fait considérable. Pour vous donner un ordre d’idée, l’intergroupe sur les droits LGBT réunit à lui seul environ 150 députés, soit 1/5ème du Parlement... C’est le plus important des 28 intergroupes que compte ce Parlement, plus que celui sur la protection animale dont la cause est pourtant extrêmement populaire parmi les députés.

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