Le combat culturel

Il est des jardins à la française, à l’anglaise ou japonais, mais point de jardin qui ne soit cultivé. La belle ordonnance, comme la prospérité, des champs, des prés et des bois de nos campagnes françaises résulte du travail laborieux, de l’effort quotidien de nombreuses générations d’agriculteurs.

Lire la suite

Le message politique de Fatima

Cette année du centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima nous offre l’opportunité de réfléchir sur notre engagement pour la restauration du règne social de Notre Seigneur. Sans doute, le message de la Vierge Marie concerne d’abord le salut des âmes, le moyen de sauver de l’enfer même les plus grands pécheurs ; mais c’est aussi un message politique dont dépend paix ou guerre pour les nations, liberté ou persécutions pour l’Eglise. Si la grande question de la consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie est du ressort des autorités de l’Eglise, examinons ce qui dépend de nous, de nos familles, de notre Mouvement.

Lire la suite

Elisabeth Canori Mora, fidèle à tout prix

Alors que, jusqu’au sein de l’Eglise, les attaques se font plus pressantes sur l’indissolubilité du mariage, nous avons jugé utile de vous proposer ce texte publié par le Conseil pontifical pour la famille.

«Une telle mère n’existe pas au monde. Et je ne suis pas digne d’être son mari ».

C’est ainsi que le mari d’Elisabeth Canori Mora – béatifiée par Jean-Paul II en 1994 – s’exprimait face à ses filles en parlant de celle qui était leur mère et sa femme, qu’il avait tant fait souffrir tout au long de sa vie.

Elisabeth Canori voit le jour à Rome en novembre 1774 dans une famille de riches propriétaires terriens, profondément catholiques. À 22 ans, elle épouse un jeune avocat, Tommaso Mora, apparemment un excellent parti. Il est en effet cultivé, bien élevé, croyant et bien lancé dans sa carrière. Mais le bonheur initial des deux jeunes époux est rapidement anéanti par la fragilité psychologique et émotionnelle du mari d’Elisabeth Canori qui perpétue une relation clandestine avec une femme d’humble condition, avec laquelle il dilapide toute la fortune de la famille ce qui finit par l’entraîner dans un état de véritable indigence.

Tommaso Mora n’abandonne toutefois pas sa femme et ses deux filles mais il ne rentre chez lui qu’à la tombée de la nuit, après avoir été loin de sa famille toute la journée, détruit par sa vie si désordonnée. Elisabeth décide alors de faire le choix d’une fidélité totale envers son mari et envers ses deux filles, qu’elle ne maintient, grâce à son travail, qu’au prix de grandes difficultés. Elle puise sa force dans une prière intense, dans sa fidèle adhésion au Tiers-Ordre des Trinitaires et dans sa profonde conviction que le sacrement du mariage l’a véritablement liée indissolublement et précieusement à son mari. Elisabeth sait, en effet, que la fidélité qu’elle réserve à son époux, même si cette dernière n’est pas méritée, est due à Jésus. Même si Tommaso la néglige totalement, elle honore donc jusqu’au bout le sacrement reçu, dans la douleur et la solitude.

C’est de cette manière qu’elle entre dans une relation de plus en plus intime et familière, mystique et joyeuse avec Jésus, qui se reflète dans une grande charité, emplie de prodiges riches en amour, qu’elle met en pratique dans l’aide apportée aux familles qui sont dans le besoin et dans l’éducation constante de ses filles. Ses visions mystiques et ses prophéties sur l’Église sont contenues dans son volumineux journal où la bienheureuse révèle, dans différentes pages dramatiques, les troubles religieux et moraux des hommes d’aujourd’hui.

Longtemps troublé par la sainteté de sa femme, Tommaso en vient d’abord à se moquer d’elle pour son dévouement à leur relation, qu’il sait être totalement gratuit, jusqu’à la mort d’Elisabeth où, impressionné par cet amour donné sans aucune contrepartie, il en arrive à se convertir, devenant d’abord frère franciscain conventuel puis prêtre, réalisant ainsi pleinement les prophéties faites sur sa conversion longtemps auparavant par sa femme.