Quelles ambitions notre nouveau Président nourrit-il pour la famille ?
Le programme du candidat Macron, ses soutiens et le fait qu’il n’ait pas d’enfant n’offraient pas de bons signaux. Les premières dispositions prises ne sont pas très encourageantes non plus : les familles et leurs associations restent vigilantes et prêtes à se (re)mobiliser.
Le nouveau Président a une approche très pragmatique de sa fonction et pour objectif la réduction des déficits : principe sain si c’est bien le superflu qui fait l’objet de restrictions. Mais les premières mesures d’économie ciblent directement les familles : baisse des APL (Aide Personnalisée au Logement) ; révision des plafonds d’attribution de la PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant) et sa réduction ; possible remise en cause de l’universalité des allocations familiales et mauvais ciblage de la hausse du complément de mode de garde, uniquement destinée aux familles monoparentales…
Une mission parlementaire doit remettre un rapport sur les allocations et prestations familiales pour ouvrir le débat sur leur universalité et préciser le contour de la vingtaine d’allocations existantes : il y a fort à parier qu’elle propose la suppression d’allocations sur lesquelles comptent les familles.
Or, depuis 30 ans, ce sont plusieurs millions d’euros qui ont déjà été économisés sur le dos des familles ; la branche famille est redevenue excédentaire et il suffirait d’encourager les femmes à avoir en moyenne 2,1 enfants pour que le déficit des retraites soit totalement résorbé à l’horizon 2059 (source UNAF) : il y a de quoi s’étonner ! A nouveau, ce gouvernement oublie que les allocations familiales sont un juste rééquilibrage (et encore insuffisant) de l’effort financier fourni par les familles élevant des enfants qui, demain, paieront les retraites et feront vivre le pays. Mais réduire les prestations familiales représente une économie facile car les familles, elles, ne se mettront pas en grève…
Par ailleurs, l’extension votée de l’obligation vaccinale à 11 vaccins coûtera la bagatelle de 12 millions d’euros : s’agit-il d’une mesure de santé publique ou d’un remerciement pour le soutien actif des laboratoires pendant la campagne présidentielle ?
Plus grave est le projet d’introduction de la PMA pour les femmes célibataires et les couples de femmes, promesse de campagne de M. Macron. Devant le tollé provoqué et grâce à la réactivité de la LMPT, le gouvernement a reporté l’examen de cette mesure aux révisions des lois de bioéthique en 2018. Cette volonté de «fabriquer» des enfants sans père prouve l’abîme dans lequel est plongée notre société : si cela se fait, c’est une révolution anthropologique qui s’annonce, en privant définitivement de filiation ces enfants à naître, simples objets de laboratoire…
La vigilance et la réaction s’imposent. Des initiatives heureuses méritent ainsi d’être soulignées :
Encore une fois, le labeur ne manque pas pour tous ceux qui veulent œuvrer à la restauration de notre pays. Plus que jamais restons fidèles à notre Rosaire, car la Sainte Vierge prendra bien en pitié la Fille aînée de l’Eglise !
Décembre 2017